07/05/2013

LA COUR DES COMPTES ÉPINGLE LA MACHINE À CAFÉ DU 13U POUR SA MAUVAISE GESTION


On pensait le dossier clos. Pourtant, quelques semaines après la nomination d’un directeur de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, la Cour des Comptes semble être revenue à la charge pour dénoncer la mauvaise gestion financière de l’une des machines à café du 13 rue de l’Université. Enquête sur un dossier qui n’en finit pas.

L’histoire bégaye

La Cour des Comptes a aujourd’hui rendu public son rapport quant à la gestion financière de l’une des machines à café du 13U. Le papier, long de 147 pages et sobrement intitulé « Machine à café de SciencesPo : Un café au lait sucré vraiment très bon et ambitieux, une gestion défaillante », devrait être présenté demain au Président de la République. Plusieurs points sont ainsi abordés, notamment la façon dont est rendue la monnaie : « La Cour des comptes a noté la présence d’irrégularités multiples et récurrentes dans la gestion du service de monnaie, symptôme de l’opacité d’un système  à réformer en profondeur. »



« Nombreuses libertés avec la réglementation internationale des machines à café »

Les reproches adressés à la machine à café pour sa gestion de la monnaie ne représentent pas des cas isolés. Sont ainsi critiqués la forme des boutons, la taille des touillettes ou encore la présence d’un potage dans les choix de sélections. « La Cour des Comptes désapprouve la possibilité de choisir un potage. Cette boisson n’a aucun intérêt. » Peut-on notamment lire au chapitre 16 du document. Médéric Pion, le nouveau directeur de la célèbre école du 27 rue Saint-Guillaume, pourrait être inquiété. Mais la route sera longue avant d’assister à la chute du nouveau responsable de l’institution : La Cour des Comptes devra en effet saisir la Cour de Discipline Budgétaire et Financière des Machines à Café (CDBFMC), qui décidera  s’il y a lieu de déclencher une instruction pour désigner des responsabilités personnelles.

Des réactions diverses

Du côté des élèves de SciencesPo, les réactions ne se font pas attendre. Albator, étudiant en deuxième année, nous confie son désarroi : « Je sentais qu’il y avait un truc louche avec cette machine à café. Je ne sais pas, je la sentais pas ». Une opinion que ne partage pas Christian*, qui peine à cacher sa colère : « Ce torchon est écrit en Comic Sans Ms, ce n’est pas sérieux. Merdouille. » S’écrit-il. Avant de glisser discrètement : « La Cour des Cons me casse les couilles ».


Anne Honime



Christian n’est en réalité pas le vrai nom de l’intéressé, qui craignait d’être épinglé par la Cour des Comptes pour ses propos.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire