On pensait le dossier
clos. Pourtant, quelques semaines après la nomination d’un directeur de l’Institut
d’Etudes Politiques de Paris, la Cour des Comptes semble être revenue à la
charge pour dénoncer la mauvaise gestion financière de l’une des machines à
café du 13 rue de l’Université. Enquête sur un dossier qui n’en finit pas.
L’histoire bégaye
La
Cour des Comptes a aujourd’hui rendu public son rapport quant à la gestion
financière de l’une des machines à café du 13U. Le papier, long de 147 pages et
sobrement intitulé « Machine à café de SciencesPo : Un café
au lait sucré vraiment très bon et ambitieux, une gestion défaillante »,
devrait être présenté demain au Président de la République. Plusieurs points
sont ainsi abordés, notamment la façon dont est rendue la monnaie : « La Cour des comptes a noté la présence d’irrégularités multiples et récurrentes dans la gestion du
service de monnaie, symptôme de l’opacité d’un système à réformer en profondeur. »
« Nombreuses libertés avec la réglementation internationale
des machines à café »
Les
reproches adressés à la machine à café pour sa gestion de la monnaie ne
représentent pas des cas isolés. Sont ainsi critiqués la forme des boutons, la
taille des touillettes ou encore la
présence d’un potage dans les choix de sélections. « La Cour des Comptes désapprouve la
possibilité de choisir un potage. Cette boisson n’a aucun intérêt. » Peut-on notamment lire au chapitre 16 du
document. Médéric Pion, le nouveau directeur de la célèbre école du 27 rue
Saint-Guillaume, pourrait être inquiété. Mais la route sera longue avant d’assister
à la chute du nouveau responsable de l’institution : La Cour des Comptes
devra en effet saisir la Cour de
Discipline Budgétaire et Financière des Machines à Café (CDBFMC), qui
décidera s’il y a lieu de déclencher une
instruction pour désigner des responsabilités personnelles.
Des réactions diverses
Du
côté des élèves de SciencesPo, les réactions ne se font pas attendre. Albator, étudiant en deuxième année,
nous confie son désarroi : « Je sentais qu’il y avait un truc louche avec cette machine à café. Je ne sais pas, je la sentais pas ». Une opinion que ne partage pas Christian*,
qui peine à cacher sa colère : « Ce torchon est écrit en Comic Sans
Ms, ce n’est pas sérieux. Merdouille. » S’écrit-il. Avant de glisser
discrètement : « La Cour des
Cons me casse les couilles ».
Anne
Honime
Christian n’est en
réalité pas le vrai nom de l’intéressé, qui craignait d’être épinglé par la
Cour des Comptes pour ses propos.

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